Tous les articles par haitiartworld

Bienvenue sur HaitiArtWorld: Découvrez la collection exceptionnelle d’art haïtien du Consul d’Haïti Jean-Claude Lévy

Jean-Claude Lévy est un grand collectionneur de peintures issues de l’art contemporain et naïf haïtien. Il possède de nombreuses oeuvres de grands peintres renommés tels que Bernard Séjourné, Jean Baptiste Rosvelt, Moleon Blaise, Wilson Bigaud, Stevenson Magloire, Préfète Duffaut, Alix Roy, Dambreville et Dieudonné Cédor.

Expo Suresnes remerciements
Expo Suresnes remerciements

Il dispose également d’une importante collection de peintures de l’école de Saint-Soleil. Cette « école de peinture » bénéficia du soutien d’André Malraux, grand connaisseur et admirateur de l’art haïtien. Lors de ses séjours en Haïti, André Malraux passa de longs moments avec Jean-Claude Lévy. Toujours désireux de découvrir de nouveaux artistes, notre célèbre premier ministre de la culture eut à coeur d’écouter les conseils de Jean-Claude Lévy, collectionneur sans égal pour déceler les talents.

Le peintre Jean-Batiste Rosvelt est l’un des nombreux artiste que Jean-Claude Lévy a révélé au grand jour.

Jean-Claude Lévy est actuellement Consul Honoraire de la république d’Haïti dans le New Jersey aux Etats-Unis.

Partager...Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedInPin on PinterestEmail this to someone

Vente caritative Château de la Buzine le 12 janvier 2015

Une vente de quelques pièces de notre collection a eu lieu le 12 janvier 2015 dans les salons enchanteurs du château de la Buzine à Marseille. Une partie du produit de la vente a été versé à une association caritative en Haïti.

Partager...Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedInPin on PinterestEmail this to someone

Haïti Espoir: exposition au Chateau de la Buzine

Programme Chateau de la Buzine

Le Château de La Buzine et Jean-Claude Lévy, Consul Honoraire de la République d’Haïti dans l’Etat du New Jersey (U.S.A) proposent de rendre hommage aux sinistrés et aux familles de disparus, par une exposition de peinture haïtienne. Au total, une cinquantaine d’oeuvres des meilleurs ambassadeurs de cette île Caraïbe, témoignent du génie et de la beauté de l’art Haïtien.

Le 12 janvier 2015, une vente aux enchères des toiles au profit d’oeuvres caritatives pour Haïti viendra clôturer l’exposition, et la saison d’art contemporain.

Une exposition qui a eu lieu du 19 novembre 2014 au 12 janvier 2015.

 

Programme Chateau de la Buzine (pdf)

culture-13.fr/agenda/haiti-espoir

Partager...Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedInPin on PinterestEmail this to someone

Exposition « Ti coup d’oeil sur Haïti »

C’est avec joie et fierté, qu’il m’est donné de pouvoir présenter, dans cette ville Phocéenne qu’est Marseille, Capitale Européenne de l’Art et le culture 2013, les meilleurs ambassadeurs de cette magique et merveilleuse île cara¨be qu’est Haïti.

Les peintres naïfs et contemporains que nous attendons pour l’enchantement de nos yeux pourront témoigner du génie et de la beauté de l’art Haïtien.

Je suis d’autant plus flatté et honoré que mon exposition ait lieu durant cette période où Marseille excelle cette année en sa qualité de Capitale Européenne de l’Art et de la Culture.

Exposition: Art haïtien, naïf et contemporain des grands maïtres de la peinture haïtienne ». Marseille 2013.

Partager...Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedInPin on PinterestEmail this to someone

Jean Baptiste Rosvelt

069
Jean Baptiste Rosvelt 069

Jean Baptiste Rosvelt est né à Saint Michel de Latalaye le 12 septembre 1955 d’une famille d’agriculteurs. Il a beaucoup en commun avec Salvador Dali. Son art révèle des techniques traditionnelles du volume et de la profondeur. Il y a parmi les collectionneurs des oeuvres de Jean Baptiste Rosvelt le Chancelier Helmut Kohl, le Président Shimon Perez et la Campbell Family.

068
Jean Baptiste Rosvelt 068

Cette terre natale saupoudrée de vestiges indiens historiques, comme la grotte de Saint Francisque et la plaine de débouchée où les Anglais cultivaient l’ail durant l’époque coloniale. Il laisse la maison paternelle à l’âge de 17 ans pour compléter ses études.

072
Jean Baptiste Rosvelt 072

En 1982, il se dédie de manière formelle et professionnelle à l’art qu’il professe toujours actuellement. En 1985, il expose pour la première fois à Milan, en Italie, commençant ainsi sa carrière. En 1986, il expose à Miami, un évènement sponsorisé par le gouvernement fédéral américain. En 1987, Jean Baptiste Rosvelt expose à la casa de Francia en république Dominicaine sous les auspices des ambassades de France et de Haïti. L’année 1988, il retourne à Haïti pour se dédier à l’investigation et à la documentation. Il y dédia 15 ans. Malgré sa retraite, il participa à une exposition en compagnie des grands maitres de la peinture haïtienne, à l’institut Français d’Haïti à l’occasion de la venue en Haïti du rédacteur en chef de la revue noire, Mr Simon Njami.

044
Jean Baptiste Rosvelt 044

En 1992, il a réalisé sa première grande exposition en Haïti dans une grande galerie à Petionville dans les hauteurs de Port au Prince. Toute l’exposition a été acquise par un collectionneur. En juin 2001, il voyage en France, invité par le musée du louvre, l’académie des beaux arts de Paris, expose à Nevers, visite Giverny, la patrie de Monet, invité par le secrétaire perpétuel de l’académie des beaux arts de Paris, M. Arnaud d’Hauterives. En 2004, il se retire dans sa province natale occupe dans ses champs et la consolidation d’un centre d’épanouissement, sa principale préoccupation.

080
Jean Baptiste Rosvelt 080

Une peinture sensuelle, aux accents érotiques, auxquels se mêlent dans un même volupté de couleurs l’histoire de son pays: le vaudou, la religion, l’histoire, la vie, la mort, la trahison, la passion.. Une palette de sentiments parfois exacerbés adoucis par l’omniprésence de la sensualité, qu’elle soit femme, arbre, fruit, léguée ou étoffe. Son éla, sa stimulation, l’artiste haïtien les puise dans la vision de sa vie de demain. Le présent n’est plus d’actualité une fois évoqué et l’homme ne peut pas vivre sans rêve. C’est un étonnant créateur d’images oniriques de surréalisme. Il connaît un succès éclatant qui lui vaut d’être exposé en Amérique latine et en Europe.

Partager...Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedInPin on PinterestEmail this to someone

Les naïfs haïtien

Prefete DuffautAprès la Seconde Guerre mondiale, le peintre et professeur américain Dewitt Peters crée en 1944 une école d’art et de peinture à Port-au-Prince. Son enseignement reste dans un premier temps académique et influencé par les courants occidentaux ou américains. Impressionné par le syle naïf des peintres des rues, Peters décide d’accueillir, en complément de ses étudiants traditionnels, des autodidactes à qui il fournit le matériel qui leur permettra d’exprimer leur talent. Une première vague de ces artistes commence à connaître une certaine notoriété, comme Hector Hyppolite, Rigaud Benoit, Castera Bazile, Wilson Bigaud ou Robert Saint-Brice. C’est le début du mouvement des « naïfs haïtiens ».

Lors de ses voyages en Haïti, en 1943 puis en 1945, le poète français André Breton se prend d’admiration pour ces œuvres, qu’il associe à sa démarche surréaliste. Il publie alors un texte consacré à Hector Hyppolite, qui attire l’attention des intellectuels français sur la peinture haïtienne. D’autres écrivains, comme Jean-Paul Sartre en 1949, visitent l’île à la même époque.

Dans les années 1950, la peinture haïtienne évolue et se diversifie, s’ouvrant à différentes formes d’expression, mais privilégiant toujours les couleurs et le trait. Plusieurs ateliers voient le jour dans différentes parties du territoire. L’art naïf haïtien se répand alors dans le monde: le Museum of Modern Art de New York se porte acquéreur de toiles des artistes les plus en vogue tandis que Time Magazine reproduit des fresques haïtiennes dans ses éditions.

Le terme de « naïfs » décrit alors un style figuratif où dominent les couleurs en aplat et les sujets populaires (scènes de rue, marchés animés, combats d’animaux, etc.). Il s’applique moins à la technique des artistes qui maîtrisent totalement leur art. Dans les années 1960, les acheteurs s’arrachent les œuvres des naïfs haïtiens qui deviennent des articles recherchés sur le marché de l’art. Ce brutal intérêt commercial, qui provoque l’émergence d’une véritable industrie artisanale de peintures naïves, amènera des artistes comme la communauté de Saint Soleil à revenir aux sources en plaçant la culture vaudou au cœur de leur démarche.

Partager...Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedInPin on PinterestEmail this to someone

Le Surréalisme Vaudou et l’école du Saint Soleil

Le culte vaudou apparaît très tôt dans la peinture haïtienne. Les deux figures les plus marquantes et les plus symboliques sont Hector Hyppolite et Robert Saint-Brice, dont la démarche artistique a été saluée par André Breton pour le premier, et par André Malraux pour le second.

Au début des années 1970, Maud Robart et Jean-Claude Garoute (connu comme peintre sous le nom de Tiga) créent un centre d’art destiné à accueillir les artistes autour du thème du mystère vaudou. Ils l’installent d’abord dans le quartier de Nénettes, à Pétionville, dans les hauteurs de Port-au-Prince. L’expérience n’est pas concluante, mais les deux intellectuels s’accrochent à leur projet. Ils déménagent en 1973 à Soisson-la-Montagne, à une cinquantaine de kilomètres de Port-au-Prince, sur les hauteurs de Pétionville. Ils rencontrent sur place des maçons, des cuisinières, des jardiniers et des paysans auxquels ils prêtent un local, des pinceaux et des toiles. La peinture de ces « résidents » va s’orienter vers le thème du vaudou. Leur groupe sera considéré comme une école, baptisée « Saint Soleil ». En 1975, Le Ministre Français de la Culture André Malraux visite cette communauté et lui donne une aura mystique dans son essai L’Intemporel1 : il prolonge et amplifie, trente ans après André Breton, l’attrait et la séduction que la peinture d’Haïti exerce : « Un peuple d’artiste habite Haïti » écrit-il, soulignant que sur l’île, tout est sujet à transcription picturale : le marché, le mariage, la pêche et la religion, syncrétique comme à Cuba et au Brésil.

En 1978, la communauté Saint Soleil se sépare mais les peintres les plus impliqués et les plus talentueux veulent continuer à peindre : Louisiane Saint Fleurant, Denis Smith, Dieuseul Paul, Levoy Exil et Prospère Pierre Louis, les « historiques de Saint Soleil » créent un groupe informel qui prend le nom des « Cinq soleils ». Ces artistes vont essaimer et beaucoup de peintres vont se reconnaître dans leur démarche : ainsi des artistes comme Payas ou Stevenson Magloire (le fils de Louisiane Saint Fleurant, qui mourra assassiné) se font connaître jusqu’en Europe et aux États-Unis.

Longtemps, on a trouvé des toiles de ces artistes dans les magasins les plus improbables y compris les boutiques pour touristes, dans lesquelles elles côtoyaient la peinture naïve. Aujourd’hui, un marché s’est organisé autour de la peinture vaudou, et les toiles de ses représentants sont vendues, souvent très cher, dans les galeries américaines et françaises.

Partager...Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedInPin on PinterestEmail this to someone